

























Un petit livret didactique à télécharger qui reprend les meilleurs conseils avant et après l'achat.
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COMMENT DIRE «PERROQUET» EN…
| allemand : |
Papagei |
| anglais : |
parrot |
| bulgare : |
papagal |
| danois : |
papegoje |
| espagnol : |
loro |
| estonien : |
papagoi |
| finnois : |
papukaija |
| gallois : |
pearoid |
| italien : |
pappagallo |
| japonais (phonétique) : |
ômu |
| lapon : |
pàhpegoijà |
| malgache : |
boloky (prononcer «boulouk») |
| malais : |
burung kakatoa |
| néerlandais : |
papegaai |
| polonais : |
papuga |
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PERROQUETS ET TELEPATHIE
Docteur en Sciences naturelles de l’Université de Cambridge, Rupert Sheldrake est chercheur titulaire à l’Institut des Sciences noétiques de Californie. Il est mondialement connu grâce à sa théorie des «champs morphiques» qu’il lança il y a plus de 20 ans. Ses recherches pourraient expliquer des phénomènes jusqu’ici inexplicables comme la télépathie, la prémonition ou simplement la constance des formes vivantes.
Il relate notamment une expérience étonnante mettant en scène un perroquet doué de télépathie.
«Ils (les perroquets) sont plus impressionnants que les chiens et les chats, car si ces derniers peuvent nous montrer ce qu’ils ressentent par leur comportement, les perroquets télépathes, eux, le font avec des mots.
Le plus doué des perroquets parleurs et télépathes que je connais vit à New York. Il appartient à une artiste, Aimée Morgana, qui avait été impressionnée par les travaux d’Irène Pepperberg, une scientifique américaine qui a étudié le langage des perroquets en Afrique et prouvé que ces oiseaux comprennent le sens des mots qu’ils utilisent. Elle travaille actuellement au MIT et a publié un livre énorme dans lequel elle montre que les perroquets sont capables de former des concepts. C’est nouveau et important.
Jusque là, la plupart des recherches sur l’intelligence animale étaient axées sur le travail des chimpanzés notamment et partaient de l’à priori que les formes d’intelligence supérieure nécessitent un gros cerveau. Aucun chercheur ne pensait que les perroquets pouvaient être intelligents. Or, ils le sont et leur cerveau est petit…
Partant de ces données, Aimée Morgana a entraîné son perroquet. Quand j’ai fait sa connaissance en 2000, celui-ci avait un vocabulaire d’environ 800 mots. Ayant lu mon livre, elle m’avait envoyé un e-mail dans lequel elle expliquait qu’au fil du temps, elle s’était rendu compte que son perroquet était capable de capter ses pensées. Par exemple, si elle lit un magazine, il lui arrive de commenter ce qu’elle regarde. Alors qu’il se trouve dans une autre pièce, il peut dire «Oh, la belle voiture» pile au moment où elle en regarde une. Ou bien il lui dit «Téléphone à Bob» à l’instant même où elle l’avait pensé. Et plusieurs fois, le perroquet l’a réveillée en commentant la scène qu’elle était en train de rêver. Une fois, par exemple, elle était en train de rêver qu’elle allait enregistrer quelqu’un sur un magnétophone et s’apprêtait à appuyer sur le bouton, quand elle fut réveillée par le perroquet en train de crier «Appuie sur le bouton !».
Je suis donc allé voir cette femme à Manhattan. Nous avons fait des tests. Par exemple, nous avons regardé des images et tandis que nous hésitions encore pour savoir sur laquelle nous allions nous concentrer, au moment où Aimée regardait celle d’une petite fille, de l’étage supérieur nous est venue la voix du perroquet «That’s a girl !». J’étais sidéré !
Nous avons donc conçu un protocole expérimental. Nous avons choisi 150 photos de sujets dont le perroquet possède le vocabulaire, qui ont été enfermées dans des enveloppes scellées par une tierce personne ignorant tout du sujet. Puis ces enveloppes, rangées de façon aléatoire, ont été confiées à Aimée, qui a été enfermée dans une pièce et filmée par une caméra, tandis que le perroquet était enfermé dans une autre pièce, à un autre étage et filmé lui aussi.
L’expérience consistait à ouvrir les enveloppes dans l’ordre aléatoire, puis à les ouvrir une par une en restant concentrée pendant deux minutes sur chacune. Le résultat fut frappant : devant des témoins objectifs, le perroquet a prononcé les mots correspondant à ce que sa maîtresse regardait un nombre considérable de fois – beaucoup plus souvent que si cela avait été le fruit du hasard.
D’après ce test, le perroquet est réellement télépathe. Bien sûr, il s’agit là d’un perroquet exceptionnel, entraîné par une personne qui lui est entièrement dévouée.»
(1) Théorie des champs morphiques de Rupert Sheldrake :
Théorie selon laquelle toutes les formes, minérales ou biologiques, comportementales ou physiques, obéiraient à des «champs» inconnus de la science actuelle. De nature non énergétique, ces champs constitueraient une mémoire des formes, régie par des lois de résonance dont la plus frappante est que plus la matérialisation d’une forme se répète, plus son champ se renforce par delà l’espace-temps. Plus un produit se cristallise souvent, plus la forme de son cristal est stable ; plus les gens font du vélo, plus l’apprentissage du vélo leur est facile. Et une société qui inventerait une attitude radicalement nouvelle influencerait toute l’humanité, même si elle était isolée sur une île inconnue.
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UN PEU D’ETYMOLOGIE
Apparu à la fin du 14ème siècle sous sa forme primitive paroquet, le terme perroquet a remplacé dans la langue française l’ancien mot papegai datant du 12ème siècle.
Des hypothèses ont, dans le passé, été formulées au sujet de l’étymologie de papegai. Par exemple celle dont rend compte Liger, un auteur du 18ème siècle : «On appelait anciennement le perroquet papegai parce que, disait-on, il est comme le pape des oiseaux et selon d’autres de nos anciens, parce qu’il est digne d’être offert au pape». Il est vrai que le pape Léon X en hébergeait plusieurs au Vatican vers 1510.
L’histoire de la présence des perroquets dans les sociétés humaines est bien plus ancienne. Les témoignages archéologiques viennent confirmer la place qui leur était faite comme animaux d’agrément. L’interprétation de certains hiéroglyphes donne à penser que l’Egypte pharaonique connaissait les perroquets.
Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française, donne les informations suivantes quant à l’étymologie des mots «perroquet» et «perruche» :
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PERROQUET
La forme actuelle (1537) a remplacé paroquet (1395). Elle est probablement dérivée de Perrot, diminutif affectueux du prénom Pierre, employé comme Margot pour la pie et repris également par l’anglais parrot. Dans le premier texte où il est relevé, le mot est employé comme nom propre à côté du terme générique papegaut, altération de papegai (12è siècle) qu’il a évincé, mais qui se maintient dans différents dialectes.
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PERRUCHE
Est issu, par substitution de suffixe (1698), de perrique (1645) ou «perroquet de petite taille», emprunt à l’espagnol perico (16è siècle). Perruche est d’abord relevé dans une relation de voyage traduite de l’anglais et désigne un petit oiseau exotique grimpeur à plumage vif. Il sert aussi (1743) à désigner la femelle du perroquet.
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PERRUCHE D’ALEXANDRE
La perruche alexandre –ou perruche alexandrine- doit son nom au conquérant Alexandre le Grand, qui aurait été le premier à ramener cet oiseau d’Inde vers l’Europe, vers 330 avant J.C. Le terme de Psittacidé viendrait quant à lui d’une ville assyrienne nommée «Psittace», qui était le nom donné localement aux perroquets et perruches : le terme aurait été adopté par le grec ancien (Psittakos) et le latin (Psittacus).
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RENCONTRE ENTRE LE NAVIGATEUR ET LE PERROQUET
Bien que très connu car devenu légendaire, l’épisode du vol d’oiseaux qui permit à Christophe Colomb et à son équipage d’aborder pour la première fois une terre américaine (les Bahamas) le 12 octobre 1492, mérite d’être conté.
Cela faisait plus de deux mois que naviguaient les trois caravelles de Colomb, parties le 3 août 1492 de Palos de Moguer. La révolte commençait à gronder parmi les marins, ceux-ci désespérant de jamais parvenir à atteindre ces Indes que Colomb avait prétendu pouvoir rallier par une nouvelle route. Une discussion éclata entre le capitaine d’un des trois bateaux et Colomb le 7 octobre 1492. Le premier voulait maintenir le cap vers l’ouest et l’autre soutenait qu’il fallait changer de direction vers le sud-ouest.
Colomb finit par accepter la décision du capitaine lorsque celui-ci fit remarquer que le vol d’oiseaux qui avait, durant la traversée, suivi cette direction n’était pas des oiseaux marins mais bien des oiseaux terrestres se dirigeant vers la terre ferme.
Il avait vu juste et c’est ainsi que le 12 octobre de cet historique année 1492, Colomb et son équipage abordèrent sur les rivages d’une île, leur premier contact avec un continent dont l’existence était jusque là demeurée insoupçonnée.
Ce qu’il faut ajouter, c’est que les oiseaux qui guidèrent Colomb vers le Nouveau Monde étaient des perroquets, plus précisément des amazones. Plusieurs autres espèces furent découvertes lors de ce voyage et c’est pour cette raison que Colomb baptisa plusieurs îles des Caraïbes «îles des perroquets».
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OISEAUX DES ROIS
Comme nous pouvons le lire dans divers ouvrages historiques, plusieurs rois, reines ou seigneurs ont possédé des perroquets, soit en cage ou en volière. Les chroniqueurs nous apprennent ainsi que Charles V, roi de France de 1338 à 1380, avait fait construire d’immenses volières dans son palais et que la reine Isabelle de Bavière (1371 –1435) avait également un perroquet pour lequel elle était aux petits soins, comme le prouvent des notes de dépenses retrouvées par des érudits et concernant l’achat de tissus assez dispendieux pour recouvrir la cage.
Et on ne pourrait passer sous silence l’anecdote du perroquet d’Henri VIII. Ce perroquet était installé sur le bord d’une fenêtre donnant sur la Tamise, au palais de Westminster. Un jour, il tomba dans le fleuve et se mit à crier, comme plusieurs fois il avait entendu les gens qui se noyaient le faire : «Un bateau, vingt livres pour un bateau !». Un batelier qui passait par là entendit les cris et se dirigea vers l’endroit d’où ceux-ci provenaient. Il vit le perroquet royal se débattre dans l’eau. Il le recueillit puis le porta au palais. Le roi ordonna qu’on honorât l’engagement pris par son oiseau favori.
(Source : Parrot Culture, Bruce Thomas Boehrer, University of Pennsylvania Press, 2004)
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L’HOTEL AU PERROQUET
L’hôtel Boileau, à Paris, cache ses 2 étoiles et ses 30 chambres, commodes XVIIIème, tableaux de chasse et phonographes, dans le XVIème arrondissement. Dans le patio-véranda où l’on prend le petit déjeuner, Oscar, le perroquet, se prend pour un soprano…
(Hôtel Boileau – 81, rue Boileau – 75016 Paris)
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L’ILE AUX PERROQUETS
Toutes les «îles aux perroquets» ne se trouvent pas dans les Caraïbes. Il en existe une dans l’archipel de Mingan, dans le golfe du fleuve Saint-Laurent, au Québec. Elle abrite d’importantes colonies d’oiseaux marins, dont le macareux moine. Les couleurs du bec de cet oiseau apparenté aux pingouins lui ont valu jadis le surnom de «perroquet des mers»…
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PERROQUET MARTYR A PARIS?
En novembre 2002, quelques élus et des associations de défense des animaux ont fait part de leur émotion devant la volonté du maire de Paris d’acheter pour la coquette somme de 210.000 Euros une œuvre de l’artiste surréaliste belge Marcel Broodthaers, destinée à enrichir la collection du Musée d’art moderne. Il s’agissait d’une installation présentant un perroquet vivant enfermé dans une cage entre deux palmiers et bercé par un magnétophone répétant sans cesse «Moi, je dis… Moi, je dis…».
Fort légitimement interrogé sur l’opportunité de cette acquisition, et notamment sur son coût exorbitant, l’adjoint à la culture, Christophe Girard, a préféré monter sur ses petits poneys en dénonçant dans ces questions à l’encontre de sa gestion «la porte ouverte au fascisme».
Le plus pathétique de toute cette affaire, c’est que c’est un élu vert qui se faisait ainsi le tortionnaire d’un malheureux perroquet gris du Gabon condamné à finir ses jours dans ce sinistre assemblage. Malgré la polémique suscitée par cette initiative, l’achat de l’œuvre fut voté par la quasi-totalité des élus du Conseil de Paris, de droite comme de gauche.
Un perroquet gris du Gabon devint ainsi le symbole vivant des gaspillages, de l’arrogance et de l’idéologie caractérisant la pratique politique du nouveau maire de Paris et de la lâcheté de ses opposants. Pour porter haut ce symbole, Paris s’éveille rebaptisa son bulletin Le Perroquet enchaîné.
Or, très vite, la mairie eut à annoncer qu’elle suspendait la procédure d’acquisition de cette œuvre dont elle ne parvenait pas à se faire certifier l’authenticité… Le malheureux volatile obtenait ainsi un sursis de quelques mois…
Finalement, juste avant l’été 2003, la mairie se vit contrainte d’avouer piteusement qu’elle renonçait à son projet devant la persistance des doutes relatifs à l’origine de l’œuvre mais aussi la persistance des défenseurs de cet innocent volatile à dénoncer son emprisonnement. Pour célébrer cette victoire éclatant sur l’arrogance et le fanatisme, Le Perroquet Enchaîné prit alors le nom de Perroquet Libéré, bien décidé à poursuivre son œuvre d’information et de réhabilitation du débat démocratique.
Moralité : la bêtise te la naïveté conduisent plus sûrement au fascisme que le contrôle des dépenses publiques…
Source : www.leperroquetlibere.com
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PERROQUETS ET AUTRES PERROQUETS…
Le terme de «perroquet» est également utilisé à d’autres fins que celle de désigner les oiseaux concernés :
- voile carrée portée par le mât au-dessus du mât d’artimon, par analogie avec le bâton de perroquet, son perchoir (la perruche désigne également une autre voile de marine, voile carrée hissée au-dessus du perroquet).
- personne qui parle abondamment et sans réfléchir.
- perroquet de mer : poisson coloré des eaux tropicales
- vert perroquet : désigne une couleur d’un vert vif.
Dans les cartes anciennes du monde, les continents sont souvent associés à quelques animaux : l’Asie était souvent représentée au Moyen Age accompagnée de caméléons, d’antilopes saïgas et de psittacidés. Les psittacidés furent en effet associés à l’Asie –et plus particulièrement à l’Inde- pendant de nombreux siècles.
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LE PERROQUET DU KON-TIKI
Tout le monde a déjà entendu parler du fabuleux voyage dirigé par le Norvégien Thor Heyerdahl à bord du radeau Kon-Tiki. En 1947, l’anthropologue se lançait dans la traversée du Pacifique, du Pérou jusqu’en Polynésie, à bord d’un radeau rudimentaire : son but était de prouver que l’archipel polynésien avait été à l’origine peuplée par des émigrants partis d’Amérique du Sud…
Mais ce que la plupart ignore, c’est que Heyerdahl et ses compagnons d’aventure étaient accompagnés d’un compagnon à plumes : un perroquet amazone, offert à un des membres de l’équipage du Kon-Tiki juste avant le départ.
Plutôt malvenu au départ, l’oiseau gagna progressivement l’affection des hommes du Kon-Tiki. Il ne répétait d’abord que des phrases en espagnol, mais apprit rapidement à répéter les pires injures en parfait norvégien sortant de la bouche du chef d’expédition ! L’oiseau faillit mourir après avoir ingéré une partie de l’antenne radio. Ramené à la vie de justesse par les opérateurs radio, il leur voua une reconnaissance infinie…
Le perroquet s’était à ce point intégré dans la vie à bord que Thor Heyerdahl finit bientôt par parler de sept personnes à bord au lieu de six : six hommes et un perroquet. Après deux mois de navigation héroïque du radeau, le perroquet disparut brutalement, emporté par une vague alors qu’il était accroché au mât. Lorsque les marins s’en rendirent compte, il était déjà bien trop tard. Le perroquet fut la seule victime de l’expédition du Kon-Tiki…
(Source : Parrot Culture, Bruce Thomas Boehrer, University of Pennsylvania Press, 2004)
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PERROQUETS PERDUS
Les perroquets étaient de plus en plus populaires en Europe comme oiseaux de compagnie aux 18è et 19è siècles. Une certaine Louise Robbins a effectué des recherches en examinant les offres de vente ainsi que les annonces de pertes de perroquets dans plusieurs périodiques français de la fin des années 1700. Elle note qu’à partir des années 1770, les colonnes d’annonces classées comprennent de plus en plus d’annonces relatives à des perroquets. Au moins 150 annonces concernant des pertes de perroquets apparaissent dans le bimensuel «Affiches» entre 1778 et 1790.
«Etant donné», conclut-elle, «que de nombreux propriétaires de perroquets ayant perdu leur oiseau ne prennent pas la peine de publier une telle annonce, et sachant que la plupart des propriétaires de perroquets ne perdent pas leur animal, le nombre de perroquets dans Paris doit être très élevé».
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PERROQUETS ET PIRATES
Tout le monde connaît aujourd’hui l’image du pirate de légende, un œil barré par un bandeau noir, un avant-bras remplacé par un crochet, une jambe de chair remplacée par une jambe de bois… et un perroquet lui trônant sur l’épaule.
L’association entre l’image du pirate et celle des perroquets semble être devenue populaire suite au roman d’aventures écrit par Robert Louis Stevenson, «L’Ile au Trésor», en 1883, un ouvrage destiné principalement aux enfants. Le perroquet du pirate Long John Silver y est pour ainsi dire omniprésent. Aucune des innombrables histoires de pirates qui avaient inondé la littérature depuis la fin du 17è siècle n’associait ainsi l’image du perroquet à celle des pirates, boucaniers et autres flibustiers, bien que des perroquets y soient parfois mentionnés à titre d’anecdote.
(Diverses sources, dont Parrot Culture, Bruce Thomas Boehrer, University of Pennsylvania Press, 2004)
On attribue à George Bernard Shaw une remarque peu flatteuse au sujet des perroquets :
«Les perroquets sont amusants et ne meurent jamais. C’est bien dommage…»
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AMIS A MORT
L’édition du 20 juin 1863 du journal «L’Opinion nationale» relate l’histoire d’une relation intense entre un homme solitaire et un perroquet :
«A Gérouville, près d’Arlon, vivait un homme qui possédait un magnifique perroquet… Jeune homme, il avait été victime d’un puissant amour sans lendemain. Cette expérience douloureuse l’avait rendu misanthrope, et depuis, il vivait en compagnie de son perroquet. Il avait appris à l’oiseau à prononcer le nom de son amour perdu… une centaine de fois par jour…
La solitude exalta l’imagination de ce Henri K. Petit à petit, le perroquet prit une importance démesurée dans son esprit. Pour l’homme, l’oiseau était devenu une sorte d’oiseau sacré, qu’il manipulait avec le plus grand respect… Un jour cependant, les habitants du village remarquèrent que Henri K. avait l’air plus lumineux que d’ordinaire et qu’un éclat étrange et sauvage se reflétait dans ses yeux. Son perroquet était mort…
Henri K. continua à mener sa vie solitaire… tout à fait solitaire à présent. Petit à petit, il se mit à croire qu’il était lui-même devenu un perroquet. Imitant l’oiseau disparu, il répétait sans cesse, à la façon du perroquet, le nom de son aimée d’autrefois. Il essayait de marcher comme le perroquet, de se percher sur des supports, et étendait les bras comme s’il s’agissait d’ailes.
Il lui arrivait parfois de devenir violent et de casser les meubles : c’est pourquoi sa famille décida de le faire interner à la «Maison de santé» de Gheel…».
(Source : Parrot Culture, Bruce Thomas Boehrer, university of Pennsylvania Press, 2004)
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PERRUCHE OU PARRICHE?
Un grand nombre de petits psittacidés est connu sous le nom de perruches. Ou plutôt… était connu sous le nom de perruches… A l’origine, «perruche» désignait les petits psittacidés de l’Ancien Monde, tandis que «perriche» désignait les petits psittacidés du Nouveau Monde. La classification des oiseaux subit régulièrement des mises à jour, résultats des travaux, mais aussi des discussions et des disputes entre taxonomistes.
La nouvelle nomenclature des oiseaux a repris le terme de «perriche» pour désigner toute une série de petits psittacidés du Nouveau Monde… jusqu’à la prochaine révision de la nomenclature peut-être?
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PERROQUETS ZYGODACTYLES
Les scientifiques parlent de «pieds zygodactyles» pour les psittacidés : ce terme un rien barbare ou grotesque signifie que le premier et le quatrième doigts de la patte sont dirigés vers l’arrière, en opposition au deuxième et troisième doigts.
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